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Incendies, pollutions, secours - Pour plus de sécurité sur les territoires

Publié le 24/04/2014

La loi de 2004 sur la sécurité civile a imposé les Sdacr (schémas départementaux d'analyse et de couverture des risques) comme outils de gestion des risques*. Leur objet est de définir des priorités et des objectifs. Leur champ départemental soulève cependant la question de la cohérence de chaque schéma dans une perspective opérationnelle plus étendue et globale. La qualité du dispositif dépend fortement des politiques publiques et des moyens qui sont accordés aux services départementaux d'incendie et de secours (Sdis).

Jean-François Schmauch, colonel de sapeurs-pompiers en retraite, mène depuis longtemps des travaux d'analyse et de recherche. Il fait la structure du dossier du numéro de mars-avril 2014 de Préventique, accompagnés des témoignages de plusieurs dirigeants de Sdis et d'un industriel.

J.-F. Schmauch s'appuie sur le rapport publié en 2012 par la Commission des finances sur les investissements de la Sécurité civile qui "expose que l'écriture des Sdacr doit s'appuyer sur des grilles d'évaluation communes à tous les Sdis et permettant:
- une qualification des risques existant à l'échelle des départements;
- une évaluation des moyens de secours à leur opposer;
- une implantation judicieuse des centres d'incendie et de secours (CIS) sur le territoire national.

"Elle poursuit en écrivant que ceux qui rédigent et/ou valident les Sdacr disposeraient ainsi d'un outil permettant une rationalisation de la couverture des risques qu'ils soient courants, spécifiques ou majeurs. […]

"Hélas, cette remarquable logique s'effondre lorsque […] la Commission […] avance que de cette rationalisation de la couverture des risques, il résultera une réduction des coûts de fonctionnement et/ou du montant des investissements engagés par les Sdis. Pour nous, cette approche strictement réductrice résulte bien d'une méconnaissance affirmée:
- des réalités opérationnelles auxquelles sont confrontés en continu les Sdis;
- des inégalités très importantes qui accompagnent la distribution de toutes les formes de secours d'urgence sur le territoire national;
- des retards considérables présentés par les services d'incendie et de secours (SIS) français sur la plupart de leurs homologues européens.

"Nous notons aussi que la mise en place des Sdacr […] aurait dû permettre de corriger au moins partiellement les inégalités et les retards, mais c'est l'inverse qui s'est produit et qui continue à se produire! […] les budgets mis à la disposition des Sdis doivent être impérativement comparés à la valeur des vies, des biens et des environnements qu'ils sauvent et préservent en continu car elle s'inscrit au titre des bénéfices! En France, le financement des Sdis s'inscrit dans un remarquable particularisme consistant à laisser aux seules collectivités communales et départementales le soin de l'assurer. Dans la plupart des autres pays européens, il est admis que ceux qui produisent les risques et ceux qui les assurent doivent financer une partie des moyens opérationnels permettant de les couvrir."

J.-F. Schmauch analyse ensuite plus profondément le dispositif opérationnel français et propose une étude comparative des pratiques dans différents pays d'Europe, en se concentrant sur les luttes contre les incendies et les pollutions terrestres et les secours médicaux d'urgence. Il conclue sur des propositions pour donner aux Sdacr une orientation nationale.

* Notons que les Sdacr ne visent pas les particuliers.

Photo Alexandre Prévot via www.flickr.com (licence Créative Commons)

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