Areva au Niger, une entreprise en milieu hostile

Géopolitique

Nuit du 15-16 septembre 2010 : sept personnes travaillant pour le compte d’Areva sont enlevées au Niger. Le rapt est revendiqué par l’organisation Aqmi, proche d’Al-Qaida. Le procédé qui renvoie aux époques les plus sombres de l’histoire, pose avec acuité la question du rôle des États et des entreprises dans l’organisation de la réponse aux menaces terroristes. C’est ce qui nous a conduit à analyser le plus froidement possible les données de l’événement et de son contexte.
En 2009, nous avons publié un important dossier sur Areva et le Niger titré « Un laboratoire sûreté-sécurité ». À l’époque, la situation était apaisée, mais les ferments du risque étaient bien présents. C’est donc en connaissance de cause que nous revenons sur le sujet. Notre étude est renforcée par les analyses d’un spécialiste de la sécurité géopolitique, le général Alain Faupin, et par celles de Son Excellence M. Abderahamane Assane Mayaki, ambassadeur du Niger en France, qui a bien voulu nous recevoir.

Un terrain favorable au terrorisme, l’effet d’aubaine. Hubert Seillan.
« Le fil rouge de notre politique est l’implication des populations autochtones ». Abderhamane Assane Mayaki.
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