Le facteur humain en période de crise

Santé-sécurité au travail
Du décideur au citoyen

On a souvent dénoncé dans Préventique Sécurité le recours abusif et simplificateur au facteur humain, comme explication des accidents. S’il est vrai que des défaillances humaines peuvent être identifiées comme cause après tout accident, il ne peut faire de doute qu’elles ne peuvent être retenues isolément, car elles sont le plus souvent le fruit de données techniques et organisationnelles. À partir de là, on regrette très régulièrement que les capacités humaines ne soient qu’exceptionnellement retenues dans les démarches structurantes de la prévention.
Comment comprendre que cette vision étroite du facteur humain se soit imposée ? On peut être tenté de trouver une explication par l’origine du concept lui-même. Né à l’occasion des accidents du travail, celui-ci a été très fortement comprimé à l’occasion des conflits et contentieux qui y succèdent fréquemment. Mais madame Claude Hansen, l’auteur de cette étude, vient d’un champ de recherche et d’analyse différent de celui du travail. Elle raisonne ainsi avec une plus grande liberté, en montrant ce que le facteur humain comporte comme potentialités positives et c’est au travers du processus de la crise qui succède à un accident majeur qu’elle en fait une analyse.

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